L’ambassadeur des SIG du mois de juin : Paul Hackl

June 22, 2020

Voici Paul Hackl, l’ambassadeur honoraire des SIG du mois. Découvrez comment cet enseignant au Riverdale Collegiate de Toronto a incité d’anciens élèves à étudier les SIG dans leur parcours postsecondaire.

L’ambassadeur honoraire des SIG du mois de juin est Paul Hackl, enseignant à l’école secondaire Riverdale Collegiate Institute de Toronto, en Ontario. Il a été nommé par l’une de ses anciennes élèves, Vai Teng Law, devenue analyste SIG au sein du service de géoinfrastructures et de cartes communautaires d’Esri Canada.

Vai m’a contactée il y a quelques mois pour me dire à quel point elle avait été contente de revoir l’un de ses professeurs préférés du secondaire, M. Hackl, à la Conférence des SIG dans l’éducation et la recherche d’Esri Canada. Elle m’a raconté comment ses cours de géographie lui avaient permis, à elle et à d’autres élèves, de découvrir l’univers des SIG et de la cartographie.

Dans ce billet de blogue, nous aborderons les projets que Paul mène actuellement dans ses classes et l’influence qu’il a eue sur d’anciens élèves, qui ont décidé d’étudier les SIG dans leur parcours postsecondaire. Nous avons eu l’occasion de discuter avec lui et avec certains diplômés de Riverdale.

Paul, au bureau d’Esri Canada, plus tôt cette année

C’était formidable de découvrir le rôle que Paul avait joué dans la vie de ces jeunes gens. Nous avons travaillé avec lui pendant de nombreuses années dans le cadre de conférences de l’AEGEO, du Toronto Urban Studies Centre (TUSC) et d’ateliers ArcGIS organisés avec la commission scolaire du district de Toronto à l’occasion de journées de perfectionnement professionnel. C’est toujours agréable de collaborer avec lui et nous savons maintenant qu’il est un fier partisan de l’intégration des SIG dans l’enseignement au primaire et au secondaire.

Paul, qu’est-ce que vos élèves ont accompli cette année?

Dans le cadre d’un cours sur les enjeux mondiaux, mes élèves de 12e année ont utilisé ArcGIS Online pour monter un grand projet exploratoire sur les racines géopolitiques de divers conflits dans le monde. La courbe d’apprentissage a été abrupte, mais de courte durée, et les résultats ont été très bons.

Un élève de 12e année de la classe de Paul a choisi le Yémen pour son projet sur les racines géopolitiques des conflits.

Je compte faire plus de travaux de ce genre à l’avenir. Les commentaires des élèves sont généralement positifs et tous apprécient la liberté de création et de mise en page qu’offre ArcGIS StoryMaps.

Comment pensez-vous avoir incité certains élèves à continuer sur la voie des SIG?

J’utilise ArcGIS depuis des années, et j’essaie d’initier le plus grand nombre possible d’élèves à cette technologie et à ses possibilités. Chaque année, j’organise une visite à l’Université Ryerson avec mes élèves de 12e année. Ils passent une demi-journée avec un professeur dans un laboratoire SIG. À la suite de cette visite, j’ai toujours au moins un ou deux élèves qui décident de s’inscrire au programme de géographie à Ryerson afin de faire carrière dans le domaine des SIG.

Qu’avez-vous pensé la première fois que je vous ai contacté pour souligner votre travail dans un billet de blogue?

J’étais enthousiaste et honoré. J’en profite pour remercier Vai. C’était une excellente élève et ses camarades de classe étaient tout aussi éveillés. Ils m’ont poussé à devenir un meilleur enseignant en questionnant ce que je leur présentais, en faisant appel à la force du groupe et en améliorant les devoirs et les activités que nous faisions en classe.

L’influence de Paul sur d’anciens élèves – diplômés de Riverdale

Simone Hodgson
Cohorte de 2010
B.A., géographie (systèmes urbains) et sociologie (2014), Université McGill
Maîtrise en urbanisme, École de design de l’Université Harvard, urbanisme et aménagement communautaire (2018)

Feli Ferrier

Cohorte de 2008

Baccalauréat en études environnementales, géographie et environnement, Université de Waterloo

Vai Teng Law
Cohorte de 2007
B.A., analyse géographique, Université Ryerson
Certificat en SIG et en géographie numérique appliquée, Université Ryerson

Quels cours avez-vous suivis avec M. Hackl?

Simone :
J’ai eu deux cours avec M. Hackl, sur les enjeux mondiaux et sur l’environnement et la gestion des ressources, tous deux en 12e année. Toutefois, je le connaissais bien avant, puis qu’il a aussi enseigné à mon grand frère.

Feli :
Je ne me souviens pas des cours exacts, mais M. Hackl a toujours été

Vai :
Géographie (9e année)
Environnement et ressources (11e année) – Paul m’a transmis sa passion pour la durabilité de l’environnement. Dans sa classe, j’ai beaucoup appris sur les enjeux environnementaux mondiaux et sur les petits gestes que nous pouvons poser individuellement. Le fait de voir tout cela à un si jeune âge a forgé mes principes d’aujourd’hui.
Enjeux mondiaux (12e année) – C’est dans ce cours que j’ai découvert pour la première fois les logiciels SIG. Nous avions de petits devoirs à faire à l’aide d’ArcGIS Desktop. Nous avons également visité l’Univerté Ryerson, où un professeur nous a présenté des démonstrations d’analyse spatiale. C’est ce qui m’a inspirée à choisir le programme d’analyse géographique de l’Université Ryerson.

Qu’a-t-il fait pour rendre ses cours intéressants et interactifs? Quels types d’activités ou de travaux avez-vous particulièrement aimés?

Simone :
Quand je repense aux activités et aux travaux que nous proposait M. Hackl, tant d’entre eux étaient intéressants et pertinents pour la suite de mes études. Il a toujours eu le don de relier ce que nous apprenions avec le « monde réel », afin de rendre les choses tangibles et concrètes. Son style d’enseignement a sans aucun doute éveillé ma passion pour l’environnement bâti et spatial, ainsi que pour l’urbanisme. Parmi les activités réalisées dans ses cours, nous devions :

  • lire des articles (provenant de sources d’actualités courantes comme le Toronto Star ou la CBC) et les analyser d’un point de vue critique;
  • analyser différentes cartes, ainsi que la façon dont l’information était présentée (soulignant le pouvoir propre aux cartes);
  • concevoir des maisons écologiques à partir de matériaux recyclés pour réfléchir à la construction et à l’architecture écologiques (p. ex., géothermie, planchers chauffants radiants, fenêtres à double vitrage, etc.);
  • visionner des vidéos, ou utiliser d’autres médias, pour expliquer des concepts plus complexes et pour rester au fait de l’actualité et allumé.

Feli :
M. Hackl savait très bien comment capter notre attention et nous faire prendre conscience de l’importance des enjeux abordés.

Vai :
Nous avons eu la chance d’assister à des présentations de conférenciers, de faire des projets pratiques, des débats et des visites sur le terrain. Il s’inspirait de choses simples du quotidien pour donner vie à ses cours. Par exemple, il nous a montré le parcours du café, de la plante à la tasse, tout en nous expliquant les enjeux qui y sont liés (agriculture, commerce, produits de base). Nous pouvions ensuite choisir n’importe quel sujet de recherche en fonction de ce qui nous intéressait.

Qu’est-ce qui explique votre passion pour les SIG et la cartographie?

Simone :
Les cartes permettent de plonger dans un nouveau territoire, sans s’y trouver physiquement, afin d’en apprendre davantage sur son histoire, sa population, sa culture, etc. Les cartes sont un outil tellement riche et puissant! Cette découverte m’a poussée à entreprendre des études en géographie à l’université, puis à poursuivre en urbanisme.

Feli :
Je m’intéressais vraiment à la géographie et à l’environnement, ainsi qu’à l’écotourisme.

Vai :
J’ai été fascinée par les SIG depuis le jour où j’ai compris tout leur potentiel, au-delà des cartes de localisation et de navigation. À l’école, je n’ai jamais été douée pour les chiffres ou les mathématiques, mais les SIG m’offraient une façon unique d’analyser des données et de les rendre amusantes. J’aime prendre de vastes ensembles de données, qui peuvent paraître « intimidants », puis les interpréter à l’aide de visualisations et d’analyses pour mieux les comprendre.

Que faites-vous actuellement comme travail et comment utilisez-vous les SIG dans vos tâches?

Simone :
Je suis actuellement gestionnaire de projet en engagement communautaire chez Bousfields Inc., une société d’experts-conseils en planification, en design urbain et en engagement communautaire. Je travaille principalement avec des promoteurs, mais aussi avec certaines institutions pour les aider à faire participer le public et les intervenants locaux à leurs projets de planification et d’aménagement.

Bien que je n’utilise pas les SIG dans le cadre de mon travail, les compétences que j’ai acquises dans les cours de SIG au premier cycle et aux cycles supérieurs m’aident clairement dans tous les projets sur lesquels je travaille. Je regarde souvent les données démographiques et les données de recensement des quartiers pour mieux comprendre les endroits où nous œuvrons. Nous pouvons ainsi adapter nos méthodes de communication et de consultation et les rendre plus utiles et sensibles à l’autre. La capacité à poser un regard critique sur les données spatiales et les indicateurs qui servent à analyser et à comprendre un lieu sont des compétences incroyablement utiles que j’utilise au quotidien.

Feli :
Je travaille à la Toronto Transit Commission (TTC). J’ai commencé à travailler ici lors de mon premier stage en mode coop à l’université. J’ai d’abord été embauché à titre de stagiaire coop pour passer en revue les plans d’aménagement et évaluer leurs répercussions sur le transport en commun. En tant que fervent utilisateur et partisan du transport en commun, c’était pour moi très gratifiant de participer à l’intégration des travaux d’aménagement pour un mode de transport urbain plus respectueux de l’environnement.

J’ai également travaillé pendant une courte période comme analyste SIG à la Ville de Toronto, où j’ai contribué à coordonner les travaux routiers pour minimiser les dérangements et les coûts pour la Ville au moyen des SIG. Dix ans plus tard, je travaille toujours pour une entreprise que j’aime, mais dans un domaine complètement différent (les ressources humaines), ce qui montre bien comment les SIG sont applicables dans une variété de domaines et peuvent ouvrir une foule de portes dans la carrière d’une personne.

Vai :
Je travaille actuellement à Esri Canada en tant qu’analyste SIG au sein du service de géoinfrastructures et cartes communautaires, où je travaille en étroite collaboration avec les municipalités pour établir un fond de carte officiel. J’utilise les SIG tous les jours dans le cadre de mon travail, car il faut recueillir des données de plusieurs sources et en plusieurs formats et s’assurer que toutes les couches se superposent adéquatement pour créer et mettre à jour le fond de carte.  

Quels conseils pouvez-vous donner aux étudiants qui s’intéressent aux SIG?

Simone :
Le conseil que je donnerais à tout étudiant en SIG est, autant que possible, d’aller visiter en personne les lieux qu’ils sont en train de cartographier et d’analyser. Les occasions où j’ai le mieux appris et compris le plus de choses, c’est quand j’ai pu faire les recherches et étudier le lieu d’un côté et me rendre sur place de l’autre. C’est la visite qui crée la vraie connexion avec le travail que vous faites, qui vous aide à mieux le comprendre et, en fin de compte, qui produit les meilleurs résultats. 

Feli :
Le meilleur conseil que je puisse donner aux étudiants est de ne pas s’inquiéter outre mesure de la voie à suivre, car il est toujours temps de changer de plan, d’approfondir d’autres notions et de vous consacrer à ce qui vous passionne. Après tout, on apprend toute sa vie.

Vai :
Les SIG sont un domaine si vaste que j’ai pu explorer plusieurs domaines tels que la santé et l’environnement. Il y a tellement de place pour la créativité dans les SIG, alors trouvez simplement ce qui vous intéresse.

Nous remercions les anciens étudiants de Riverdale de nous avoir fait part de leur parcours scolaire et de leurs conseils. Surtout, merci de nous avoir parlé de l’influence que Paul a eue sur votre formation et votre carrière.

Paul, nous avons déjà hâte de poursuivre notre travail ensemble. Nous sommes heureux de voir qu’il y a des éducateurs comme vous qui ont des effets aussi bénéfiques et profonds sur leurs étudiants. Nous vous félicitons de votre dévouement et de votre énergie à offrir une expérience d’apprentissage exceptionnelle à tous les jeunes qui ont la chance de suivre un cours avec vous!

Apprenez-en davantage sur les éducateurs et les ambassadeurs des SIG qui font un excellent travail pour encourager les enseignants du primaire et du secondaire à utiliser les SIG.

Bonne expérience de cartographie!

Ce billet a été écrit en anglais par Angela Alexander et peut être consulté ici.

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