Les SIG web : en quoi les données diffèrent-elles du contenu?

Connaissez-vous la différence entre les données et le contenu d’un portail SIG web? Pour quelles raisons utiliseriez-vous l’un plutôt que l’autre? Lisez ce billet de blogue pour découvrir ce qui les différencie et où trouver du contenu canadien de SIG web.

Lors d’un événement sur les technologies auquel j’ai récemment participé, un conférencier a présenté une diapositive expliquant l’architecture de son portail web. La diapositive comprenait un grand nombre d’encadrés colorés et de flèches qui pointaient dans toutes les directions. Au bas de l’écran se trouvaient deux cases : une nommée « contenu » et l’autre, « données ». Intrigué, j’ai demandé au conférencier la distinction entre les données et le contenu.

Architecture du portail ArcGIS présentant le contenu et les données. Le contenu web est fourni par des services web.

Le conférencier a alors expliqué que, dans le contexte de son portail web, le terme « données » fait référence à des éléments qui ne sont pas immédiatement utilisables et qui doivent être traités pour être consultables. Par exemple, on pourrait soumettre les données à des calculs analytiques ou statistiques, puis présenter les résultats à l’utilisateur. Le contenu, pour sa part, a déjà été traité et intégré au portail. Il est accessible et utilisable immédiatement. En d’autres mots, le contenu est prêt à être utilisé alors que les données doivent être traitées.

La réponse du conférencier m’a semblé valable dans le contexte d’un portail web d’entreprise, mais s’applique-t-elle aux SIG web? Examinons les données et le contenu du portail ArcGIS.

Les données d’un SIG web sont utiles, mais souvent pas sous leur forme originale. Dans la plupart des cas, elles doivent être traitées afin d’être exploitables sur le web. Prenons par exemple les données du modèle numérique d’altitude. Ces données sont généralement stockées au format matriciel. Si vous ouvrez un fichier matriciel dans un SIG de bureau ou un SIG web, vous ne verrez qu’une série de zones floues pâles et foncées, ce qui ne vous sera pas d’une grande utilité. Toutefois, si vous ajoutez des contours au modèle numérique d’altitude ou que vous créez une vue perspective dynamique en 3D, vous pourrez exploiter la valeur incroyable des données du modèle.

Gauche : exemple d’un modèle numérique d’altitude du sud-ouest du Québec et de la Gaspésie. Droite : une vue perspective d’une altitude exagérée de la même région.

Un autre exemple de données SIG serait une liste de clients et de leurs adresses. Il est possible de visualiser ces données tabulaires à l’écran sous forme de table de valeurs. Mais ainsi présentées, elles sont difficiles à assimiler rapidement, surtout si la table contient beaucoup de données. Il est toutefois facile et rapide de géocoder ces mêmes données en fonction des adresses, puis de les représenter sur une carte web. Cette solution constitue une bien meilleure façon de présenter les données de façon à ce qu’elles soient faciles à interpréter. Par exemple, il est beaucoup plus simple de déterminer les relations spatiales qui unissent des données lorsque ces dernières sont présentées spatialement sur une carte.

Alors, qu’entend-on par contenu de SIG web? Il s’agit de données spatiales qui ont été préalablement traitées de sorte qu’on puisse y accéder et les consulter rapidement sur le webLe contenu spatial est organisé, diversifié, prêt à l’emploi et rapidement accessible. Parmi certains exemples de contenu susceptible de figurer sur une carte web, citons la météo, la circulation, les attractions touristiques, les opérations de déneigement, les sites d’observation d’oiseaux, la topographie et les lieux commerciaux. Le contenu des SIG web se distingue en ce sens qu’il s’affiche souvent sur votre navigateur sous forme de service web. Les interfaces de service web les plus courantes sont les suivantes : le service de cartes web, le service d’entités web et le service REST d’Esri.

Le Living Atlas d’Esri propose un certain nombre de couches cartographiques canadiennes prêtes à l’emploi, notamment les frontières des provinces et des territoires, l’imagerie IKONOS 1 m, l’imagerie de données temporelles Landsat, le réseau ferroviaire national et le revenu médian des ménages canadiens en 2016. ArcGIS Living Atlas propose beaucoup de contenu canadien. Allez y jeter un œil.

Contenu canadien de SIG web facilement accessible sur le Living Atlas

Si vous avez besoin de données sur la société, la démographie, le transport, les frontières ou l’imagerie du Canada, consultez le contenu de l’ArcGIS Living Atlas. Vous serez agréablement surpris par la profondeur et l’ampleur du contenu offert. De plus, si vous le désirez, vous pouvez créer et publier votre propre contenu cartographique web à l’aide d’ArcGIS. Chargez ensuite ce contenu dans votre SIG web, où vous pourrez le visualiser et l’interpréter.

Alors, les portails commerciaux et les portails de SIG web emploient-ils la même définition et les mêmes facteurs de différenciation pour les données et le contenu? Je le crois. Dans les deux cas, les données doivent être traitées, alors que le contenu est préfabriqué, accessible et prêt à l’emploi.

Ce billet a été écrit en anglais par Gordon Plunkett et peut être consulté ici.

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