Application du mois de juillet : Old Ottawa: A Capital Uncovered (vieil Ottawa : une capitale à découvrir)

July 1, 2016

En juillet, notre application du mois est une carte récit créée par le fondateur d’EntertainMaps.com, Mark Gallant, qui nous fait découvrir des particularités, des événements et des lieux dans les anciens quartiers d’Ottawa. Découvrez cette carte récit et apprenez ce qui motive M. Gallant à créer une collection grandissante d’applications SIG dynamiques et stimulantes durant ses temps libres.

Si on rassemblait une équipe des étoiles canadiennes de la carte récit, Mark Gallant serait certainement du nombre. Le fondateur d’EntertainMaps.com ne cesse de produire des cartes récits captivantes et si belles qu’elles semblent avoir été créées sans effort, et ce, depuis le lancement des populaires applications ArcGIS Online. Outre le titre d’application du mois de juillet reçu pour sa carte récit Old Ottawa: A Capital Uncovered (vieil Ottawa : une capitale à découvrir), M. Gallant a également terminé en deuxième place au concours Storytelling with Maps (« histoires de cartes ») d’Esri 2015 dans la catégorie culture, histoire et événements avec une autre carte récit qui explore la riche histoire de la capitale canadienne.

Je me suis entretenu avec Mark Gallant de ses motivations à mettre sur pied EntertainMaps.com, du processus de création de sa carte récit sur les anciens quartiers d’Ottawa et d’autres sujets. M. Gallant donne également quelques conseils aux novices qui souhaitent se lancer dans de tels projets.

L’application du mois de juillet, Old Ottawa: A Capital Uncovered (vieil Ottawa : une capitale à découvrir), explique le contexte de certains détails, événements et lieux à l’aide de photos historiques placées dans une carte de la capitale canadienne.

AB : Vous êtes spécialiste des SIG actuellement à l’emploi du gouvernement fédéral. EntertainMaps.com est donc un projet que vous faites dans vos temps libres. Qu’est-ce qui vous a incité à vous lancer dans cette entreprise?

MG : Mon objectif est bien simple. Je souhaite faire la promotion du raisonnement géographique et tendre la main à un public peu exposé à la géographie. J’ai commencé à utiliser ArcGIS Online dès son lancement, il y a quelques années, dans le but de maintenir mes connaissances à jour en matière de SIG Web. Quand je me suis rendu compte que j’avais créé plus de 20 applications, j’ai décidé de les réunir dans une galerie avec son propre nom de domaine.

Le site Web de Mark Gallant, EntertainMaps, compte des cartes récits portant sur divers aspects de la culture populaire, y compris Off to the Races: NASCAR’s Biggest Tracks (tour de piste des plus longs circuits NASCAR), Jurassic Park: Lights, Camera, Hawaii! (Parc Jurassique : lumière, caméra, Hawaï) et Seinfeld: A Map About Nothing (Seinfeld : une carte de tout et de rien).

AB : Qu’est-ce qui vous a fait penser que l’intégration de la culture populaire dans votre travail amènerait les gens à s’intéresser à la géographie et aux SIG?

MG : Les SIG sont souvent mis au service de l’aménagement du territoire et des phénomènes météorologiques. Ce sont là des champs d’études traditionnels de la géographie, mais je ne crois pas qu’ils suscitent l’intérêt du grand public. J’opte donc pour des sujets hors-norme que les gens reconnaîtront sur les cartes de mon site. Par ailleurs, mon travail me fait voir mon lot de schémas traditionnels. J’aime bien varier mes plaisirs quand je rentre à la maison.

AB : À vous entendre, un des moteurs du projet est de faire la démonstration des avantages des SIG à un nouveau public.

MG : Oui, c’est exactement ça.

AB : Qu’est-ce qui est important à vos yeux?

MG : Les gens n’abordent pas toujours le réel en fonction de l’espace, de la spatialité. Lorsqu’on me présente des photos historiques, par exemple, on tend à m’expliquer ce qui s’y trouve, mais pas où cela se trouve. L’objectif de mon projet est de placer des éléments comme des photos et des vidéos dans leur contexte spatial. De cette façon, bien plus que de faire une découverte, on situe cette découverte dans son contexte géographique. Dans le cas de la carte récit des quartiers historiques d’Ottawa, les gens font des liens entre les vieilles photos et les rues qu’ils fréquentent tous les jours.

AB : Comment choisissez-vous les sujets de vos cartes récits?

MG : Avant de me lancer, je me pose cinq questions. Le lieu apporte-t-il quelque chose au récit? Sommes-nous en présence d’un éventail de lieux ou d’entités? Peut-on compter sur des supports visuels de qualité? Peut-on raconter les choses d’une façon simple? Mis à part moi, est-ce que cela est susceptible d’intéresser quelqu’un? Si la réponse à toutes ces questions est « oui », alors je considère que le sujet en vaut la peine.

AB : Pourquoi avez-vous adopté les modèles de carte récit d’Esri comme point de départ pour créer vos applications?

MG : D’abord, ils sont très faciles à utiliser. Les cartes sont hébergées en ligne, donc je n’ai pas à me soucier de l’hébergement. Elles sont d’ailleurs continuellement bonifiées, grâce aux mises à jour trimestrielles d’ArcGIS Online. Aussi, les cartes récits reposent sur un modèle de conception réactif, ce qui m’évite d’avoir à adapter mon travail aux plateformes mobiles. Et pour finir, les modèles sont si simples et limpides que je crois sincèrement qu’ils facilitent la présentation de mes idées.

L’application sur les vieux quartiers d’Ottawa affichée sur un iPhone.

AB : Vos cartes récits sont tout en sobriété et en simplicité. La navigation y est très intuitive. Comment vous êtes-vous formé à l’art des cartes récits?

MG : Dès mon premier contact avec ArcGIS Online, j’ai entrevu son potentiel énorme pour améliorer les techniques de présentation des SIG et stimuler leur croissance dans des environnements Web. C’était entièrement nouveau. Ça n’existait même pas du temps que j’étais à l’université! J’ai donc mis beaucoup de temps à apprendre à utiliser ArcGIS Online. Puis, j’ai parfait ma technique avec les cartes récits en m’imposant un ensemble de règles, notamment la simplicité et un maximum de 20 éléments par carte.

AB : Passons à la carte récit Old Ottawa: Capital Uncovered (vieil Ottawa : une capitale à découvrir). Qu’est-ce qui vous a amené à créer cette application? Êtes-vous féru d’histoire?

MG : Je ne dirais pas ça. Je suis plutôt mordu de tout ce qui touche Ottawa. Je viens d’Ottawa. Et j’ai toujours habité à Ottawa. J’y ai fait mes études en géographie et j’ai toujours observé ses différents aménagements, son esthétique. La transformation de la ville dans le temps m’a toujours intéressé.

Les photos présentées dans la carte récit, je les ai vues pour la première fois dans un article sur un groupe Facebook qui fouille le passé d’Ottawa, Lost Ottawa. J’ai consulté leur page et j’ai parcouru les photos. J’ai alors pensé qu’en réunissant un certain nombre de photos de lieux fort différents dans le passé de ce qu’ils sont aujourd’hui, je pourrais présenter le tout dans une carte récit.

AB : Pourquoi avoir choisi le modèle Story Map Tour dans ce cas particulier?

MG : Ce modèle est probablement le meilleur qui soit pour présenter différents points d’intérêt ou différents lieux sous la forme d’une séquence. Comme l’affichage du texte y est limité, le lecteur ne passe pas trop de temps à lire sur les différents points, ce qui, à mon avis, convenait bien à ce sujet.

Mark Gallant a créé l’application sur les anciens quartiers d’Ottawa en utilisant le modèle Story Map Tour, qui est idéal pour présenter des trames narratives linéaires comportant des images ou des vidéos de lieux.

AB : L’aspect général du fond de carte est magnifique, un peu vieillot, et il colle à merveille au thème. Comment l’avez-vous créé?

MG : Il s’agit d’un fond de carte personnalisé que j’ai créé à l’aide d’un outil en ligne appelé Stamen Map Stack. Il permet d’extraire des données du site OpenStreetMap.org et d’en modifier les couleurs, la transparence et la texture. Pour le fond de carte de mon application, j’ai utilisé le style « watercolour » (aquarelle) avec un rendu en noir et blanc. C’est ce qui donne l’impression d’une vieille carte poussiéreuse.

AB : Comment votre carte récit est-elle accueillie?

MG : Elle est passablement populaire. Elle a été visionnée plus de 3 000 fois à ce jour. Habituellement, sa popularité augmente dans la période de la fête du Canada.

AB : Une dernière question. Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui souhaite créer ses premières cartes récits?

MG : Réfléchissez bien à votre sujet avant de commencer. C’est ce que je fais. Je pense à mon sujet pendant une semaine ou deux avant de me lancer. Je suggérerais aussi de consulter différents exemples avant de faire un premier essai. Par ailleurs, il faut passer du temps sur ArcGIS Online afin de comprendre comment fonctionnent les SIG Web. Prenez le temps d’observer des fragments de code. Les cartes récits sont faciles à créer, mais je constate que les gens qui font l’effort de bien connaître ArcGIS Online et d’apprendre des rudiments des langages HTML et Java produisent de meilleures cartes récits.

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