L’ambassadrice des SIG du mois de septembre : Anne Mansfield

September 22, 2020

Rencontrez Anne Mansfield, l’ambassadrice des SIG du mois de septembre! Découvrez comment cette enseignante passionnée met de l’avant la pertinence de la géographie en Ontario et au Canada.

Géographe passionnée de Kingston, en Ontario, Anne Mansfield (née Smith) est l’ambassadrice des SIG du mois. Que ce soit dans son rôle d’enseignante au secondaire, de chargée de cours à la faculté d’éducation de l’Université Queen’s ou de membre du conseil d’administration du Canadian Geographic Éducation, elle met tout en œuvre pour souligner la pertinence de la géographie en Ontario et au Canada, et ce, depuis le tout début de sa carrière professionnelle. Nous avons la chance de travailler avec Anne depuis 2006 par l’intermédiaire de l’Association pour l’enseignement de la géographie et de l’environnement en Ontario (AEGEO) et de la faculté d’éducation de l’Université Queen’s.

Nous avons récemment rencontré Anne pour en savoir plus sur sa longue carrière d’enseignante et de défenseure de la géographie.

Parlez-nous de votre carrière en géographie.

L’enseignement de la géographie est ma passion! Après mon mari et ma fille, enseigner la géographie est la chose la plus importante dans ma vie. J’ai commencé ma carrière comme enseignante en géographie en 1987 à l’école secondaire de Port Hope. Quelques années plus tard, j’ai été mutée à l’école secondaire de Bowmanville où j’ai été la responsable du département de géographie de 1990 à 1998.

Voici une photo d’Anne, au Pérou en 2018, qui savoure une boisson tropicale. « Mon intérêt pour la géographie remonte à l’école primaire. Je me souviens que j’aimais étudier les sciences humaines et découvrir les différentes régions du monde avec leurs cultures étonnantes. »

Au début de ma carrière, j’étais frustrée par la façon dont la géographie était enseignée dans les écoles. En 1994, je suis tombée sur un prospectus avec la mention « Formation sur la géographie au 21e siècle ». J’ai participé à cette formation spéciale et intensive de deux semaines à Kingston, qui était organisée par le Conseil canadien de l’enseignement de la géographie, maintenant connu sous le nom de Canadian Geographic Éducation (Can Geo Éducation). Cette formation a changé ma vie et ma carrière : c’était la première fois que je rencontrais des enseignants canadiens qui partageaient les mêmes idées que moi. Il s’agissait d’enseignants ayant la même passion et les mêmes objectifs, soit d’accroître l’importance de l’enseignement de la géographie. Certains des acteurs influents du secteur au Canada ont d’ailleurs participé à ces formations, et plusieurs d’entre nous sont devenus de bons amis.

De belles occasions se sont présentées à moi après que j’ai rencontré ces passionnés et découvert des organisations comme Can Geo Éducation et l’AEGEO. Au printemps 1995, j’ai posé ma candidature pour participer à un programme de formation d’un mois pour les enseignants en géographie qui se déroulait au siège social du National Geographic à Washington, D.C. Mon rêve était devenu réalité, rien de moins! Une fois de plus, j’ai participé à un événement de perfectionnement professionnel très intensif et de haute qualité avec des personnes partageant mes idées. Les participants venaient cette fois de toute l’Amérique du Nord. Ma colocataire de Caroline du Sud et moi sommes encore à ce jour de bonnes amies et collègues. Il s’agit d’un réseau de soutien incroyable!

En tant qu’enseignante en géographie, j’ai tiré profit de nombreuses possibilités et j’ai vécu plusieurs expériences intéressantes. Je crois que les personnes qui ont l’occasion d’enseigner la géographie devraient être enthousiastes. Mon objectif est d’ailleurs de donner à mes étudiants de l’Université Queen’s les meilleurs outils et ressources pour commencer leur parcours.

Ces deux expériences de perfectionnement professionnel au début de ma carrière m’ont encouragée à continuer de faire en sorte que l’enseignement de la géographie soit mis de l’avant au Canada. Voici quelques-unes des possibilités qui m’ont été offertes durant mon parcours. J’ai aussi appris qu’il ne faut pas avoir peur de saisir une occasion lorsqu’elle se présente à vous.

  • Consultante en enseignement à la National Geographic Society de 1985 à aujourd’hui
  • Fellow de la Société géographique royale du Canada depuis 2008
  • Vice-présidente des communications de l’AEGEO (actuellement)
  • Membre du conseil d’administration du Canadian Geographic Éducation (actuellement)
  • Chargée de cours à la faculté d’éducation de l’Université de Queen’s de 2009 à aujourd’hui
  • Lauréate en 2013 du Prix d’excellence en géographie de la Société géographique royale du Canada
  • Lauréate en 2015 du Prix de distinction de l’AEGEO

Anne dans la salle de lecture Sir Christopher Ondaatje au siège social de la Société géographique royale du Canada à Ottawa, en 2018. « J’ai pu réaliser l’une de mes passions au cours des dernières années grâce à mon métier de géographe : j’ai voyagé en Nouvelle-Zélande, en Grande-Bretagne, au Maroc, au Pérou, en Amazonie, au Cambodge, au Vietnam, au Canada et aux États-Unis. »

Pour Anne, il est important de tisser des liens avec d’autres enseignants en géographie. La voici avec Joseph Kerski, responsable du secteur de l’éducation à Esri, lors de la Conférence des SIG dans l’éducation et la recherche organisée par Esri Canada en mars 2020.

Parlez-nous du programme que vous enseignez à l’Université Queen’s.

J’enseigne actuellement le programme de formation initiale Intermediate Senior Geography Curriculum à la faculté d’éducation de l’Université Queen’s, lequel permet d’obtenir un baccalauréat en éducation. Mon cours s’adresse aux étudiants qui ont choisi la géographie parmi leurs deux matières d’enseignement et qui souhaitent être certifiés en Ontario pour enseigner la géographie de la 7à la 12année.

Pourquoi est-il important d’intégrer les SIG et les technologies spatiales dans le programme d’études? En quoi le programme en est-il amélioré?

Il est absurde pour moi qu’un nouvel enseignant de géographie ne possède pas de formation ou de connaissances sur les SIG et les technologies spatiales. Cet aspect de la géographie est très important, car nous l’utilisons tous les jours dans le monde réel. De plus, il est tellement ancré dans nos vies que je crois que la plupart des gens ne s’en rendent même pas compte. Les SIG et les concepts de pensée et d’enquête géographiques s’intègrent naturellement dans mes cours de géographie. Je crois fermement que tous mes étudiants doivent au moins connaître les bases de cette technologie et être en mesure de l’utiliser dans leurs propres cours.

Anne participe activement à la promotion de la géographie. Elle a travaillé au kiosque de l’AEGEO lors d’une conférence régionale (sur la photo). Il s’agissait d’un événement qui regroupait en 2018 la conférence régionale de l’International Geographical Union (IGU), la réunion annuelle de l’Association canadienne des géographes (ACG) et la réunion annuelle du National Council for Geographic Education (NCGE). Cet événement conjoint comprenait une série de séances sur l’enseignement de la géographie, des visites sur le terrain, des ateliers et d’autres activités d’engagement social. Août 2018, à Québec.

Dans mes cours, je suis souvent confrontée à des étudiants qui ont peu de connaissances en SIG. Leur degré d’expérience varie en fait d’une année à l’autre. Puisque leur premier diplôme n’est souvent pas en géographie, les étudiants n’ont parfois reçu aucune formation en SIG dans le cadre de leur programme de premier cycle.

Avez-vous prévu d’organiser un atelier sur les SIG pour vos étudiants cette année?

Le groupe Milieu scolaire d’Esri Canada participe à cet atelier chaque année depuis au moins 10 ans, et il animera bel et bien un atelier en ligne plus tard cette année.

Je ne saurais comment exprimer ma reconnaissance et ma gratitude envers le personnel qui nous a énormément soutenus, mes étudiants et moi. Comme l’importance des SIG ne cesse de croître, je suis ravie de compter sur la présence d’une membre de l’équipe (merci Jean!) dans plusieurs de mes cours, et ce, depuis quelques années déjà.

Comment entrevoyez-vous l’avenir de l’enseignement de la géographie au Canada?

J’espère que les enseignants et les consultants en programmes d’études au Canada continueront de se battre pour que la géographie devienne une matière principale dans les écoles secondaires de leur province ou territoire. Notre monde est à la croisée des chemins. Il est plus important que jamais de le comprendre. La géographie est la clé qui permet de comprendre un grand nombre de problèmes mondiaux, des changements climatiques aux pandémies.

Il y a quelques semaines, Forbes a publié un article expliquant pourquoi la géographie devrait faire partie de tous les programmes d’études au 21e siècle. Il serait formidable que chaque enseignant le lise afin de comprendre à quel point la géographie est pertinente et pourquoi il doit l’intégrer à son enseignement.

Je souhaite que les enseignants appuient les organisations comme l’AEGEO qui travaillent très dur pour que les élèves et les professeurs puissent approfondir leur culture géographique.

Merci, Anne, pour ton travail et ton dévouement à prouver la pertinence de la géographie au Canada! Nous savons que ce billet de blogue incitera les enseignants à intégrer la géographie à leurs méthodes d’enseignement. Suivez Anne sur Twitter : @gphy4me.

Lisez d’autres histoires inspirantes sur les ambassadeurs des SIG qui soutiennent l’utilisation de cette technologie et de la géographie dans leur communauté.

Ce billet a été écrit en anglais par Angela Alexander et peut être consulté ici.

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