Rob Langston : l’ambassadeur des SIG de novembre

November 22, 2018

Le titre d’ambassadeur des SIG de novembre revient à Rob Langston, professeur de géographie et champion des SIG à l’école secondaire Neelin de Brandon, au Manitoba. Découvrez comment ce lauréat du Prix d’excellence en géographie 2018 de Canadian Geographic Éducation utilise les SIG dans ses classes du primaire et du secondaire de sa province natale.

Ce mois-ci, le titre d’ambassadeur des SIG et de champion de l’enseignement revient à Rob Langston, de l’école secondaire Neelin à Brandon, au Manitoba. Il se sert de systèmes d’information géographique (SIG) pour améliorer l’apprentissage des élèves et vient en aide aux enseignants du primaire et du secondaire dans sa province en donnant des ateliers de perfectionnement professionnel et en participant au projet de carte récit.

Rob a collaboré avec l’Assiniboine Community College pour monter et donner des cours avancés sur ArcGIS Desktop, les premiers du genre à se donner au sein du conseil scolaire de Brandon.

Il n’y a pas très longtemps, il s’est vu décerner le Prix d’excellence en géographie de Canadian Geographic Éducation pour ses importantes contributions à la connaissance de la géographie au Canada. Étant donné qu’il est reconnu dans sa province et partout au pays comme étant un fier partisan de l’intégration des SIG dans l’enseignement au primaire et au secondaire, nous avons demandé à Rob de nous faire part de son vécu et de ses projets d’avenir.

 

Faites donc connaissance avec Rob Langston, un enseignant passionné grâce à qui la géographie a acquis ses lettres de noblesse au Manitoba!

Pourquoi pensez-vous qu’il est important d’utiliser les SIG dans votre enseignement pour favoriser l’apprentissage des élèves?

À mes yeux, les SIG sont devenus aujourd’hui nécessaires dans les cours de géographie, car ils présentent de nombreux avantages et pour les enseignants et pour les élèves. 

  • Ils constituent un moyen d’acquérir les notions à couvrir dans bien des matières, comme on peut le faire par exemple avec la carte politique du Canada ou la carte physique de l’Amérique du Nord.
  • Les élèves peuvent alors analyser les relations entre la géographie physique et la géographie humaine. Par exemple, ils peuvent constater que les villes sont situées près de l’eau ou d’autres ressources naturelles.
  • Ainsi, le monde leur livre mieux ses secrets.
  • Les SIG obligent les élèves à participer activement au processus d’apprentissage à leur plus grand plaisir.
  • C’est une source de motivation en classe pour moi; je dois m’efforcer d’actualiser constamment mes connaissances au gré des évolutions technologiques. 
  • Les élèves se servent d’une technologie fréquente au sein des entreprises et sont exposés à des carrières qui font appel aux SIG.  

Pourriez-vous nous parler d’activités et de projets liés aux SIG auxquels vous avez participé?

Au début de ma carrière, j’ai donné à mes élèves la chance de tracer le parcours de leur balle lors d’une partie de golf à l’aide d’un GPS. Les points étaient téléchargés, affichés et analysés avec ArcGIS Desktop. Aujourd’hui, on voit souvent des cartes de ce genre pour analyser le pourcentage de buts par rapport aux tirs effectués par des joueurs de sports populaires comme le hockey et le football.

Au cours d’une conférence de deux jours sur l’eau à Brandon, j’ai travaillé avec des élèves de 10e et 11e année en géographie et en sciences de trois écoles secondaires (Pas Manitoba, Minot North Dakota et Neelin) sur une activité de collecte d’eau pour laquelle nous avons utilisé de l’équipement numérique destiné à analyser l’eau, ArcGIS Desktop et ArcGIS Online. Les élèves ont utilisé Collector for ArcGIS pour établir le niveau de phosphate dans trois étendues d’eau distinctes, en milieu rural et en milieu urbain. Les élèves de Minot ont également consigné leur expérience de voyage à Brandon, alors qu’ils ont pu observer la migration de grues, les rituels d’accouplement des tétras et des dindes sauvages en milieu naturel. Tous les élèves ont créé des cartes et des cartes récits pour présenter les résultats de leurs travaux.

Mes élèves participent à la compétition annuelle Compétences Manitoba, où ils utilisent ArcGIS Desktop pour répondre à une question issue d’une situation réelle. Les élèves ont déjà dû, pour des éditions précédentes du concours, trouver un endroit convenable pour une coupe de bois, la construction d’une nouvelle école, une aire d’aquaculture intensive, une aire d’agriculture intensive et la construction d’un parc éolien.

L’une de mes anciennes élèves, Caitlin Cote, a d’ailleurs eu ces mots : « Les SIG, c’était ma matière préférée au secondaire parce que j’avais l’impression qu’en comprenant bien la situation donnée et en mettant à profit la technologie, nous pouvions apporter des changements concrets et résoudre des problèmes que vivent les gens de partout dans le monde. Les SIG sont très utiles parce qu’ils peuvent servir à résoudre des problèmes géographiques avec lesquels doivent composer les gens, où qu’ils soient. »

Cette carte a été créée par Caitlin Cote, une ancienne élève de l’école secondaire Neelin qui a remporté quatre médailles au concours Compétences Manitoba en SIG et qui a été la première personne de sexe féminin à gagner une médaille d’or à cet événement en 2016. 

En 2015, j’ai prêté main-forte au club écologique de Neelin en organisant un nettoyage de quartier grâce auquel les élèves ont pu constater toute l’utilité des SIG dans une situation réelle. À l’aide d’ArcGIS Desktop, on a créé des zones de nettoyage pour chaque classe. Pendant que les élèves ramassaient les ordures, ils ont également indiqué l’emplacement de graffitis et en ont pris des photos avec Collector for ArcGIS. Ainsi, lorsqu’ils sont retournés en classe, ils ont été en mesure d’analyser les endroits où ont été repérés des graffitis et de formuler des recommandations d’augmentation de l’intensité de l’éclairage à certains endroits pendant la nuit.

J’ai également utilisé les SIG pour que les élèves acquièrent des notions sur divers thèmes, notamment les difficultés que connaissent les peuples autochtones du Canada et la vie dans les réserves. Les élèves ont été répartis en groupes de trois. Un élève était responsable de la collecte des données à l’aide d’appareils GPS utilisés pour marquer l’emplacement de caractéristiques ou d’endroits importants. Un autre consignait les récits et les renseignements transmis par l’aîné participant au projet à chaque endroit. Le dernier prenait des photos de chaque endroit comme support visuel. Après téléchargement sur la carte, chaque emplacement GPS était étiqueté et souvent accompagné d’une image; autour de la carte, les élèves ajoutaient un texte pertinent en français et en anglais sur chacun des emplacements. Les élèves ont colligé toutes leurs cartes et informations pour en faire une affiche bilingue.

Pourquoi selon vous est-il important d’être un ambassadeur des SIG et d’intégrer les SIG dans les classes du primaire et du secondaire?

Je crois que les SIG rendent la géographie plus intéressante comme matière, parce que c’est un moyen efficace et stimulant de donner aux élèves le goût d’apprendre et de leur faire comprendre le monde. Malheureusement, très peu d’enseignants, même les nouveaux, savent utiliser les SIG en classe. C’était pour moi l’occasion parfaite d’aider les enseignants à apprendre à rehausser leur enseignement par les SIG. D’après l’expérience que j’ai accumulée auprès d’élèves du primaire et du secondaire, j’ai été à même de constater qu’élèves comme enseignants trouvaient une grande utilité et un grand plaisir à employer les SIG en classe.

Donnez-moi un peu plus d’informations sur vous et le parcours qui vous a mené aux SIG.

Ma passion pour la géographie remonte à mon enfance, où j’ai passé le plus clair de mon temps dehors, à pratiquer des activités comme le ski de fond, la pêche et le jardinage. J’ai passé mes étés au chalet de la famille. C’est ainsi que j’ai commencé à apprécier la géographie canadienne et à y vouer du respect. J’ai découvert les SIG au cours de mes études de premier cycle en sciences avec majeure en géographie à l’Université de Brandon. J’ai suivi trois cours de niveau universitaire sur les SIG et pris conscience de la richesse des applications des SIG dans le monde d’aujourd’hui. Lorsque j’ai pris la décision de faire des études en enseignement, les SIG venaient d’arriver dans le curriculum du Manitoba; le contexte se prêtait donc très bien à l’intégration des SIG dans mes leçons. Au début de mon premier emploi, j’ai immédiatement repéré où mes collègues et moi pouvions utiliser les SIG en études sociales, en géographie, en histoire et en anglais, ainsi que dans le volet des questions internationales. Récemment, je suis retourné à l’université et j’ai suivi un cours sur les drones, car j’espérais m’en servir dans mes cours en SIG. Malheureusement, plus j’en apprenais, plus je me rendais compte qu’il était difficile d’utiliser légalement des drones dans des classes du primaire et du secondaire.  

Pouvez-vous nous dire comment vous comptez utiliser les SIG dans un cours ou un projet à venir?

Dans un cours de géographie de 10e année, nous étudions actuellement l’agriculture. Mes élèves utiliseront les SIG dans deux activités au cours de cette unité. Dans la première activité, les élèves numériseront les terres agricoles du Canada, puis leur superposeront les principales villes du pays pour mieux saisir l’effet de l’urbanisation sur ces terres au Canada. Ils analyseront ensuite la relation entre les terres fertiles et l’endroit où les villes ont été fondées. 

Pour la deuxième activité, les élèves devront cartographier d’où viennent, dans le monde, les aliments composant un repas. Ils utiliseront ensuite l’outil de mesure pour déterminer la distance parcourue par leur nourriture. Les élèves pourront alors analyser certaines des conséquences qu’ont leurs choix alimentaires.

J’ai récemment commandé le nouvel Atlas des peuples autochtones du Canada pour mon école. J’ai passé beaucoup de temps à réfléchir à la façon d’utiliser les SIG et cet atlas avec mes élèves pour étudier le Canada d’hier et d’aujourd’hui en tenant compte des frontières territoriales traditionnelles plutôt que des frontières créées par les colons européens et le gouvernement fédéral. 

J’ai utilisé ArcGIS Desktop et ArcGIS Online pour réaliser des activités dans le passé. Jusqu’à présent, cette année, mes élèves et moi nous en sommes tenus à ArcGIS Desktop. J’aimerais par contre à l’avenir commencer à intégrer plus souvent ArcGIS Online dans les activités d’apprentissage, et je veux me familiariser avec ArcGIS Pro pour des projets futurs.

Rob, nous vous félicitons d’avoir été nommé véritable champion de l’enseignement de la géographie et vous remercions de votre travail d’ambassadeur. Nous espérons vous être d’une grande aide dans vos futurs projets.

Lisez plus de récits sur nos ambassadeurs exceptionnels des SIG comme Rob. Entrez en contact avec un ambassadeur des SIG dans votre communauté dès aujourd’hui!

Vous êtes un enseignant qui découvre ArcGIS Online et vous souhaitez créer un compte? ArcGIS for Schools est offert gratuitement à toutes les écoles du Canada. Demandez un compte dès maintenant.  

Ce billet a été écrit en anglais par Angela Alexander et peut être consulté ici.

Article précédent
Conseil scolaire catholique du district de Halton : Promouvoir les déplacements actifs vers l’école
Conseil scolaire catholique du district de Halton : Promouvoir les déplacements actifs vers l’école

Découvrez comment une application accessible au public peut aider les responsables à prendre de meilleures ...

Article suivant
Application du mois de novembre : Explorer la région de Peel : chronologie interactive
Application du mois de novembre : Explorer la région de Peel : chronologie interactive

Découvrez comment la région de Peel a utilisé les cartes récits d’Esri pour offrir une riche expérience d’a...