Application du mois d’avril : Parcs et zones protégées de Nouvelle-Écosse

April 29, 2016

En 2013, les Néo-Écossais étaient priés de donner leur avis sur une proposition de plan pour augmenter la superficie des zones protégées de la province. Pour faire connaître les modifications proposées de ces zones, le ministère de l’Environnement de la Nouvelle-Écosse a lancé une carte interactive dans le nuage qui a permis de faire participer la population aux consultations à l’échelle de la province.

En 2013, la Nouvelle-Écosse a mis en place un plan ambitieux pour conserver une plus grande partie de ses terres et assurer une prospérité durable à long terme. Le plan Parcs et zones protégées de Nouvelle-­Écosse proposait d’augmenter, d’ici 2015, la superficie protégée à au moins 12 % du territoire de la province.

Voici quelques-uns des points saillants du plan :

  • la création de quatre parcs provinciaux (960 hectares);
  • la création de 44 régions sauvages (128 760 hectares);
  • la création de 118 réserves naturelles (34 080 hectares).

Le plan Parcs et zones protégées de Nouvelle-Écosse couvre plus de 700 000 hectares de terre, notamment la région sauvage Eastern Shore Islands (montrée ci-dessus). Source de la photo : ministère de l’Environnement de la Nouvelle-Écosse

L’année dernière, la province a dépassé son objectif : plus de 12 % du territoire de la province est aujourd’hui protégé. Pour y arriver, la direction des zones protégées et des écosystèmes du ministère de l’Environnement de la Nouvelle-Écosse a invité les citoyens à de rigoureuses consultations publiques dans toute la province. Les commentaires recueillis ont été intégrés au plan final.

Pour faire connaître le plan à la population et au personnel du ministère, on a utilisé une ressource importante, soit notre application du mois de mai : Nova Scotia Parks & Protected Areas Interactive Map (carte interactive des parcs et des zones protégées de la Nouvelle-­Écosse), une application Web configurée avec ArcGIS Online.

La carte interactive des parcs et des zones protégées de la Nouvelle-­Écosse (ci-dessus) a été consultée 12 500 fois depuis son lancement initial en 2013.

Lancée en mars 2013, cette application Web permet de voir les terres protégées, désignées, en attente de désignation et à l’étude. Parmi ces parcs et ces zones protégées, citons :

  • les parcs nationaux et les sites annexes;
  • les réserves fauniques nationales;
  • les réserves naturelles provinciales;
  • les aires de nature sauvage;
  • les parcs provinciaux;
  • les fiducies foncières et servitudes.

On a organisé des consultations publiques dans toute la province afin d’obtenir de la rétroaction sur les désignations de terres proposées dans le plan. À chacun de ces événements, on a placé l’application bien en évidence, aux côtés de cartes imprimées. Au printemps 2013, on a tenu 17 journées portes ouvertes afin de présenter l’application sur ordinateurs et tablettes. Des employés provinciaux, appareils en main, circulaient parmi les participants afin de discuter avec eux.

La présentation de l’application lors des consultations publiques a permis au public et aux employés de profiter d’un accès à des renseignements fiables sur une carte dynamique et facile à utiliser. Elle a grandement aidé les employés provinciaux à interagir avec la population, puisqu’elle a permis de favoriser le dialogue et de cibler les discussions.

Plusieurs raisons ont motivé la décision de la direction des zones protégées et des écosystèmes de choisir une carte interactive comme principal moyen de communication de son plan. Une carte est un moyen idéal de présenter les frontières des zones protégées, ce qui était l’objet des consultations. En localisant et en sélectionnant les zones sur la carte, les utilisateurs sont en mesure d’accéder rapidement à des renseignements à jour, notamment la catégorie des terres, leur statut (p. ex., protégé) et leur superficie. En outre, aucun logiciel particulier n’est requis pour consulter l’application : il suffit d’une connexion Internet et d’un navigateur Web.

L’application fournit un accès rapide à des renseignements ainsi qu’à des liens vers d’autres ressources, notamment la page Web ci-dessus, qui présente l’aire de nature sauvage de Guysborough Headlands.

En plus d’être économique, la carte interactive était relativement facile à créer. Le Ministère utilise depuis longtemps ArcGIS; il lui semblait donc tout naturel de miser sur son compte ArcGIS Online pour exploiter les ressources qu’offre cette technologie. Le spécialiste en SIG du Ministère, Chuck Sangster, a collaboré avec une équipe composée d’employés de la direction des zones protégées et des écosystèmes et de professionnels du bureau local d’Esri pour concevoir et configurer l’application à l’aide du modèle de visualisation de base offert par ArcGIS Online.

L’utilisation d’un modèle a permis d’éviter d’écrire du code. Une fois les exigences de l’application déterminées avec l’aide des principaux intervenants du secteur privé et public, Chuck et son équipe ont brièvement consulté le personnel d’Esri Canada à Halifax et ils ont utilisé les ressources de formation et les directives en ligne pour savoir comment effectuer la configuration.

Environ deux ans après son lancement, le Ministère a migré l’application de façon transparente vers un modèle plus récent qui proposait des fonctionnalités enrichies et une expérience utilisateur améliorée. Au lieu de perdre du temps en développement, il pouvait se consacrer davantage à la compréhension des exigences de l’application interactive avec les principaux intervenants.

L’application permet également au Ministère de distribuer l’information plus rapidement, car il n’a plus besoin de répondre à des demandes particulières pour créer des cartes ou envoyer des fichiers SIG. À l’heure actuelle, les personnes faisant de telles demandes sont dirigées vers l’application, qui comprend des données à jour et, plus important encore, affiche les changements relatifs aux désignations des terres. Pour assurer des mises à jour en temps opportun, l’application exploite les données qui sont gérées dans une géodatabase centrale sécurisée, puis transférées dans le nuage d’ArcGIS Online. En fait, lorsque Chuck a examiné pour la première fois l’application, il a réorganisé la gestion des données géospatiales : il les a regroupées plutôt que de les classer séparément, une des retombées positives du lancement de l’application.

Parmi les améliorations prévues à l’application, on compte l’intégration d’une ligne de temps afin de permettre aux utilisateurs de visualiser l’évolution de la protection des terres en Nouvelle-Écosse.

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