Créer des récits inclusifs avec ArcGIS StoryMaps : guide pratique
Et si votre récit ArcGIS StoryMaps pouvait rejoindre des personnes que vous excluiez sans même vous en rendre compte? Les récits inclusifs éliminent les obstacles, valorisent une diversité de voix et rendent l’information plus pertinente et significative. Dans ce billet, nous présentons des considérations essentielles et des conseils pratiques pour concevoir des récits StoryMaps accessibles, accueillants et véritablement représentatifs des publics auxquels ils s’adressent.
Les récits créés avec ArcGIS StoryMaps offrent une façon percutante de présenter de l’information. En réunissant cartes, texte et contenu multimédia dans une expérience interactive fluide, ils permettent de raconter des histoires riches et immersives. Cependant, lorsqu’ils ne sont pas conçus en tenant compte de la diversité des utilisatrices et utilisateurs, ils peuvent rapidement devenir difficiles à parcourir, en particulier pour les personnes dont la manière de traiter l’information, les éléments visuels ou la navigation diffère. Il est essentiel de reconnaître qu’il n’existe pas de solution universelle en matière d’accessibilité et d’inclusion. Néanmoins, certains choix de conception peuvent rendre les récits StoryMaps plus intuitifs, adaptables et accueillants pour un plus vaste public. En intégrant les bonnes pratiques dès le départ, votre récit ne se limitera pas à transmettre de l’information : il donnera véritablement envie d’y prendre part. Une conception réfléchie transforme ainsi un bon récit en une expérience collective engageante.
Pour concrétiser ces principes, il est utile de se concentrer sur quelques éléments clés liés à la structure des récits et à l’expérience de navigation. Les sections suivantes présentent des approches de conception qui favorisent la convivialité et permettent aux utilisatrices et utilisateurs d’explorer le contenu avec aisance et confiance.
Guidez votre public grâce à des choix de mise en page réfléchis
À éviter :
- les longs blocs de texte;
- les mises en page inutilement complexes;
- un trop grand nombre d’éléments interactifs.
À privilégier :
- divisez le contenu en sections courtes et faciles à assimiler, ajoutez des intertitres et envisagez de répartir certaines sections sur plusieurs pages ou chapitres;
- utilisez des listes à puces et laissez des espaces blancs dans le récit afin d’améliorer la lisibilité et l’accessibilité;
- ajoutez du texte de remplacement! Si vous ne savez pas comment décrire une image, utilisez l’assistant d’ArcGIS StoryMaps (aperçu) pour obtenir des suggestions de texte de remplacement.

L’option de texte de remplacement dans ArcGIS StoryMaps
Utilisez des modes de navigation prévisibles
Vous est-il déjà arrivé de naviguer sur un site web où l’action de retour vous dirigeait vers une page complètement différente plutôt que vers l’écran précédent, si bien que vous vous disiez : « Ça n’a aucun sens »? Ce type d’expérience crée de l’incertitude, puisque les utilisatrices et utilisateurs ne parviennent pas à se créer un repère clair pour comprendre comment naviguer dans le produit. Gardez cet exemple en tête afin de rendre le parcours de votre récit aussi prévisible que possible. Une navigation claire et cohérente aide le public à mieux comprendre l’information qui lui est présentée. Voici quelques bonnes pratiques :
- adoptez une structure narrative linéaire;
- privilégiez un défilement linéaire plutôt qu’une navigation complexe à embranchements multiples;
- ajoutez une table des matières;
- évitez la lecture automatique. Laissez les utilisatrices et utilisateurs passer à la section suivante lorsqu’elles et ils sont prêts afin d’éviter les surprises déconcertantes.
Créez une expérience claire grâce à une utilisation réfléchie des couleurs et du mouvement
Poursuivons maintenant avec les couleurs et le mouvement. Que signifie exactement le mouvement dans un récit ArcGIS StoryMaps? Pensons d’abord aux compartiments latéraux et aux visites cartographiques. Portez attention à la quantité de mouvement générée sur vos cartes lorsque le public fait défiler les diapositives ou les arrêts d’une visite cartographique, et veillez à utiliser des niveaux de zoom appropriés.
Le second aspect lié au mouvement concerne les paramètres de lecture des vidéos. Deux options de lecture peuvent être difficiles à suivre si une personne n’est pas préparée à entendre du son ou à voir des éléments visuels intenses : la lecture automatique sans commandes et la lecture automatique avec commandes. Demandez-vous si la lecture automatique est réellement nécessaire à votre récit. Si c’est le cas, envisagez d’ajouter un avertissement clair au préalable.
Parlons maintenant des couleurs. Choisir une palette de couleurs et un thème est l’un des aspects les plus intéressants de la création de récits StoryMaps. C’est aussi un élément essentiel pour assurer la lisibilité du contenu. Les images comportant des motifs très contrastés ou des couleurs vives peuvent être difficiles à regarder, tandis qu’une palette plus douce et atténuée offre une expérience visuelle plus agréable et reposante. Lorsque vous choisissez des options de mise en forme du texte, notamment à l’aide du sélecteur de couleurs, suivez les recommandations du vérificateur de contraste afin de vous assurer que les couleurs sélectionnées respectent les normes d’accessibilité.

Le sélecteur de couleurs d’ArcGIS StoryMaps affichant la boîte de vérification du contraste
Enfin, il est impossible de parler de couleurs et de thèmes sans mentionner les fonds de carte. Je recommande fortement d’envisager l’utilisation du fond de carte gris accessible de la carte communautaire du Canada, conçu dans le but de respecter les normes canadiennes d’accessibilité du web de niveau AA.
Conseils de spécialistes
La conception inclusive ne se limite pas aux recommandations présentées ici : il s’agit d’une réflexion continue. Dans la baladodiffusion Geographical Thinking, Jessica McCall, gestionnaire principale de projets en accessibilité au sein de l’équipe d’accessibilité d’Esri, discute de la conception inclusive dans ArcGIS. La discussion met en lumière des considérations concrètes et des pratiques exemplaires, résumées ci-dessous :
- intégrez l’accessibilité dès le début du projet;
- déterminez les aspects sur lesquels vous pouvez avoir le plus d’impact en matière d’accessibilité : les titres, les étiquettes ou encore le contraste des couleurs;
- évaluez l’accessibilité tout au long du processus de conception et de développement afin de vous assurer que le projet demeure sur la bonne voie;
- recueillez les commentaires des utilisatrices et utilisateurs pendant tout le processus, en accordant une attention particulière aux personnes ayant besoin de mesures d’accessibilité.
Vous souhaitez approfondir le sujet de l’accessibilité? Je vous recommande fortement de consulter les ressources ci-dessous. Travaillons ensemble à la création de contenu géospatial accessible et inclusif!
- Ressources sur l’accessibilité
- Principes fondamentaux de l’accessibilité numérique
- Contenu sur l’accessibilité dans la communauté Esri
- Étoffer la cartographie canadienne avec des fonds de carte accessibles et pour services publics
Ce billet a été écrit en anglais par Alison O'Brien et peut être consulté ici.