Application du mois d’août : À la découverte du bassin versant de la rivière à Simon

August 1, 2018

Il peut s’avérer difficile de mobiliser les membres d’une communauté et les intervenants dans l’atteinte d’un objectif commun. Abrinord, un organisme de bassin-versant de premier plan au Québec, relève ce défi haut la main en présentant son analyse de bassin-versant et son plan d’action pour la gestion de l’eau de la rivière à Simon à l’aide d’un outil de visualisation novateur : les cartes récits d’Esri. Découvrez pourquoi sa carte récit a été choisie comme application du mois d’août.

Vous savez que l’été se pointe quand l’école est finie et que la température frôle constamment les 30 degrés Celsius. Par cette chaleur, beaucoup de gens préfèrent passer du temps près de l’eau et s’adonner à des activités récréatives aquatiques. Cependant, vous êtes-vous déjà interrogé sur la qualité de l’eau dans laquelle vous vous baignez? Savez-vous au moins par où commencer pour chercher de l’information à ce sujet? Voyons comment Abrinord, un organisme québécois de bassin-versant, a présenté son plan d’action pour la rivière à Simon par l’intermédiaire de notre application du mois – Plan d’action de cours d’eau pour la rivière à Simon.

Depuis la découverte d’une forte concentration de coliformes fécaux dans les eaux de la rivière, Abrinord a été approché par les intervenants du bassin-versant de la rivière à Simon pour produire un plan d’action. Cette forte concentration peut présenter un risque pour les résidents des communautés avoisinantes, qui pratiquent souvent des sports nautiques récréatifs comme la natation et le canotage.

Audrey Beaudoin-Arcand, spécialiste des SIG chez Abrinord, a utilisé les cartes récits d’Esri pour présenter les conclusions et le plan d’action de l’organisme.

D’une manière similaire à l’application du mois de juillet, Audrey a utilisé le modèle de journal cartographique pour combiner son récit avec des cartes, ce qui lui a permis de présenter les profils de la région, de déterminer les causes potentielles de la dégradation de la qualité de l’eau et d’élaborer un plan d’action pour résoudre ce problème. Lorsqu’on lui a demandé pourquoi elle a utilisé le journal cartographique pour ce projet, elle a clairement expliqué comment le modèle atteint ses quatre objectifs :

  1. Créer un sentiment d’appartenance à la ressource en eau et assurer sa gestion collective.
  2. Créer un outil d’aide à la décision pour les intervenants et aider ces derniers à prioriser les actions à mettre en œuvre.
  3. Saisir l’interaction entre les variables existantes (par exemple, les éléments hydrographiques et anthropiques).
  4. Visualiser les répercussions potentielles de l’utilisation des terres sur la gestion de l’eau.

En plus d’atteindre ces objectifs, Audrey a ajouté qu’Abrinord prévoit mettre à jour sa carte récit et l’utiliser comme outil de présentation et d’engagement communautaire dans l’avenir.

À l’origine, la carte récit était destinée au comité local du bassin-versant, qui se compose de membres du gouvernement municipal, de la communauté et d’entreprises du secteur économique. Toutefois, après avoir été présentée dans leur communiqué de presse, exposée dans les médias sociaux et annoncée dans les journaux locaux, la carte récit a rapidement gagné l’intérêt d’autres personnes et organisations qui souhaitaient lancer des projets similaires dans d’autres bassins-versants ou d’autres territoires d’intérêt.

En plus de présenter des cartes attrayantes qui racontent le récit d’Abrinord, la carte récit comporte un visualiseur de scènes qui permet au public de visualiser en 3D le ruissellement de surface potentiel du bassin-versant.

Ce visualiseur de scènes permet aux utilisateurs de naviguer dans les zones de la rivière à Simon en 3D, ce qui les aide à découvrir l’écoulement potentiel des contaminants dans le bassin-versant.

Pour favoriser davantage l’engagement des utilisateurs, l’outil se conclut sur une application de carte récit à externalisation ouverte qui invite à la fois le comité de travail et la communauté locale à participer à la narration. Elle leur permet d’ajouter une image et une description d’un emplacement situé dans la zone d’étude.

Audrey reconnaît l’importance de faire participer le public, car cela crée un sentiment d’appartenance et favorise la sensibilisation et l’engagement à l’égard de cette ressource naturelle. Bien que le modèle de la carte récit collaborative soit passé à la phase de maturité en juin 2018, Esri propose d’autres solutions de renseignements à externalisation ouverte.


La communauté et le comité de travail ont fourni des images et des descriptions des zones du bassin-versant de la rivière à Simon à l’aide de l’application de carte récit à externalisation ouverte.

La carte récit d’Abrinord fait aussi un usage efficace des actions de récit, qui associent un mot ou une expression de votre volet descriptif à un hyperlien afin d’afficher une carte, une image, une vidéo ou une page web nouvelle sur la fenêtre principale de votre carte récit. Cette fonction renforce le caractère interactif de la carte.


Lorsqu’on clique sur un hyperlien dans le volet narratif (latéral), une action de récit se déclenche (par exemple, la carte sur la fenêtre principale agrandit une zone précise de la carte).

Lorsqu’on lui demande de parler de son expérience de création de sa toute première carte récit, Audrey affirme qu’elle apprécie vraiment le fait d’avoir pu diffuser l’histoire de son analyse spatiale à un large public. Quant aux leçons tirées de ce projet, elle note qu’il est important d’être au courant des nouveautés et des offres d’Esri en matière d’outils et de modèles. Cela permet de trouver des solutions créatives et innovantes d’analyse et d’affichage des données spatiales. Grâce à la carte récit, Audrey a pu recueillir les connaissances de la communauté sur la rivière à Simon, en plus de partager des renseignements essentiels à la compréhension et à l’analyse de l’état de la rivière, afin que tous les intervenants puissent collaborer à la préservation cette précieuse ressource naturelle.

Découvrez le Plan d’action de cours d’eau pour la rivière à Simon et laissez vos commentaires ci-dessous.

Ce billet a été écrit en anglais par Mingsze Ho et peut être consulté ici.

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